Histoire de bouts de ….

historie
Estelle Frédet
Histoire de bouts de ….
Rennes, Incertain Sens, 2003
dos carré cousu collé
offset quadrichromie
[32p.]
15 x 15 cm
isbn 2-914291-10-8

La force de ce livre d’artiste vient de quelque chose de très classique, à savoir du contenu des paroles, enregistrées lors des entretiens avec madame Landini, une Marseillaise de 84 ans. Elle raconte sa vie, entièrement concentrée sur un amour vécu dans sa jeunesse. Bien que malheureuse, cette rencontre d’un homme continue à interroger toute sa vie, et génère des paroles d’une profonde sagesse qui sont en même temps celles d’un perspectivisme effrayant. “Je me laisse vivre, c’est tout”, dit-elle. Dans le livret, autour de ces paroles, Estelle Frédet agite ambiance, document, poésie, réflexion. Et évoque Serge Daney : “La question de l’énonciation est toujours liée à celle du pouvoir : pouvoir parler, pouvoir ne pas parler, pouvoir parler autrement”.

P.S. par G.D.

ps par dg
Gilbert Dupuis
P.S. par G.D.
Rennes, Incertain Sens, 2001
dos carré cousu collé
offset noir & blanc
[32p.]
15 x 15 cm
1500 ex.
isbn 2-914291-48-6

“Pages manuscrites de Pierre Soulages, mises en images et en livre par Gilbert Dupuis”, comme l’auteur l’explique lui-même dans le colophon. L’histoire de ce livre commence en 1979, lorsque le peintre confie à Gilbert Dupuis une grande page manuscrite et accepte qu’elle devienne la “matière première” d’un livre. Découpée et redécoupée, pliée et reliée, elle aboutira en 1982 à un premier livre, un exemplaire unique. P.S. par G.D est l’effet de son contact avec le photocopieur : livre dans le livre, livre feuilleté et à feuilleter, livre d’écriture en images, l’écriture qui aboutit au livre par un détour.

 

& IL TOPO n°17

E Il Topo
& IL TOPO n°17
Rennes, Incertain Sens, 2005
grampeado
offset, p&b
[112] p.
30,5 x 21 cm
isbn 978-2-914291-72-9

Initialement conçue par Gabriele Di Matteo et Franco Silvestro comme une revue d’artiste basée sur la participation et l’inclusion, & IL TOPO voit le jour à Naples en 1992 et publie dix numéros avant de disparaître. Elle réapparaît en 2012 après seize années d’absence. Forte d’une nouvelle rédaction, chaque nouvelle parution s’accompagnent désormais d’événements ou de performances produites à travers le monde (à Paris pour le salon Light, au Care/of de Milan, à la galerie Supportico Lopez de Berlin, à Printed Matter et White Box à New York, à la biennale de Venise, à la Manifesta de St Petersbourg, ou encore au CNEAI et au centre Franz Masereel pour deux expositions historiques).

En 2014, & IL TOPO lance son manifeste Topiste, initialement publié dans un quotidien Coréen, puis en avril 2015 dans la revue américaine Journal of Artists’ Books n°37 et pour la première fois dans sa version française au CLA. Cet acte frappe un renouveau de la revue et surtout la naissance du Topisme, un mouvement artistique transgénérationnel et international, aux contours assurément tout aussi flous que ceux de son support historique.

La première exposition du mouvement Topiste qui s’est tenue au CLA jusqu’au 19 mars 2015, a fourni le matériel nécessaire à la production du n°17 de la revue. En effet, outre les éléments d’expositions, les visiteurs étaient invités à apposer dans un carnet l’empreinte digitale de leur pouce, comme un relevé consciencieux des identités passées à l’événement. Chacune de ces empreintes a ensuite été scannée et imprimée sur les pages du présent numéro.

Polaroid Portraits

richard-hamilton-polaroid-portraits (4)

Richard Hamilton
Polaroid Portraits 4.
London, Edition Hansjörg Mayer, 2001.
12,5 x 16,5 cm.
72 p.

While Hamilton was visiting Roy Lichtenstein in 1968, the American took a Polaroid of the British artist in his studio; some time later the Canadian artist Ian Baxter took a second photograph in similar circumstances. Back in the UK Hamilton bought a Polaroid camera and set about a project to ask artists and friends to photograph him, slowly acknowledging that each person’s sensibility was surprisingly marked in the image they created, despite the apparent automatic nature of this camera. Hamilton collected the Polaroids and published four volumes of them between 1971 and 2001. He later said that he realised ‘how silly, how banal I often look’, but wanted a binding theme through the series. ‘I submit to the will of the photographer rather than make the more aggressive demand of photographing him or her.’ (via http://www.tate.org.uk/)

NOW

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Peter Downsbrough
NOW
Rennes, Incertain Sens, 2010
dos carré cousu collé
offset noir & blanc et une couleur
[32p.]
21 x 14,5 cm
1000 ex.
2-914291-39-6

NOW was first published as part of my exhibition at the PWSSP (today the Władysław Strzemiński Academy of Fine Arts and Design) in Łódż, Poland, from 6 – 22 June 1986. The book was printed by silkscreen at the school’s print department, as access to offset was not possible at the time. The school censor allowed us to print 49 copies “for in-school use” with the obligatory inclusion of the colophon on page 3:

Państwowa Wyższa Szkoła Sztuk Plastycznych w Łodzi
Pracownia sitodruku – Maciej Nowakowski
Nakład 49 egzemplarzy
DO UŻYTKU WEWNĘTRZNEGO
O Peter Downsbrough
1986

State School of Fine Arts in Łodż
Silkscreen studio – Maciej Nowakowski
Printed in 49 copies
FOR IN-HOUSE USE
By Peter Downsbrough
1986

Due to technical conditions only 3 copies were useable. It is now being republished in offset by Editions Incertain Sens, 2010, using the original mechanicals.

Peter Downsbrough

GLOSSARY

English – Polish
NOW :  TERAZ
THIS :  TO
TO :     DO
RECAST :  PRZETAPIAĆ
OR :  ALBO

Polish – English
OBRAZ : IMAGE
I : AND
W : WITH
NOWY [NOW/Y] : NEW
A : AND
TO : THIS
DO : TO

now_interieur3_petitenow_interieur4_petitenow_interieur1_petitenow_interieur2_petite

AND HERE, AS

as here as
Peter Downsbrough
And Here, as
Rennes, Incertain Sens, 2005
brochura
offset preto & branco
[72] p.
16,5 x 11 cm
1.500 ex.
isbn 2-914291-13-2

Peut-être est-ce un livre sur l’atelier de l’artiste, celui que montre la photo de la couverture, quelque peu énigmatique. Toujours est-il que les pages qui suivent parlent (AS/IF, SET/ABOUT, etc.) d’un lieu (IN/OUT, HERE/OR/THERE, etc.) et de la façon dont on en fait l’expérience (LIMITES/TIME, AGAIN/BUT, etc.), car ce livre déploie un langage plastique ; langage où d’ailleurs le lecteur reconnaît la signature de Peter Downsbrough. Des mots dont la forme se transforme (recto/verso, coupure/séparation, slash sécant, etc.) sont associés à quelques formes graphiques (carré, grille, aplat) pour former une structure dont les configurations sont comme autant d’énoncés à lire. Seulement, leur sens se dérobe à toute détermination concrète. Mais, insaisissable, il entraîne le lecteur toujours loin au-delà de ce qu’il montre. D’où le paradoxe : autant l’hypothèse de l’atelier de l’artiste reste entièrement incertaine, autant l’énigme se dissipe à la lecture du livre, car si est énigmatique ce dont on sait trop peu, nous n’en savons maintenant que trop – une fois le livre refermé – pour pouvoir le dire.

Le Roman de la Rose

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Bruno Di Rosa / Guillaume de Lorris
Le Roman de la Rose
Rennes, Incertain Sens, 2012
dos carré cousu collé
offset noir & blanc et une couleur
[312p.]
19,5 x 13,5 cm
700 ex.
ISBN 978-2-914291-48-4

Le proche et le lointain sont un même instant de l’écriture, rien ne sépare un auteur d’un autre ou, du moins, par le fil de l’écriture ils sont éternellement reliés.
C’est avec cette vision que Bruno Di Rosa, page 135, reprend le fil du Roman de la Rose là où Guillaume de Lorris l’avait laissé. Le passage d’un auteur à l’autre se fait avec connivence et sympathie et les huit cents ans qui les séparent ne sont présents que dans la langue qui, elle, suit les courants et les humeurs des gens.
L’amant aussi a un peu changé, il est sorti de la candeur de l’enfance pour entrer dans la gaucherie de l’adolescence.

“Continuer Le Roman de la Rose à la suite de Guillaume de Lorris, tel est l’objet de ce livre.
Plusieurs s’y sont essayés, dont un, inconnu, s’est efforcé de conclure ce roman en quatre-vingt vers, mais le plus connu, le seul qui soit resté, est Jean de Meung.
Il semble que ce roman invite à être poursuivi car, outre Jean de Meung, Dante, dit-on, avec Il Fiore aurait réécrit ce livre.
Après tout on peut penser que son auteur, plutôt que d’être arrêté par la mort, a laissé ce livre inachevé afin que d’autres s’en emparent et s’amusent, tout comme il l’a fait, avec un sérieux oscillant, à explorer les méandres de l’amour.
Il m’a toujours semblé qu’en écrivant, le temps, au moment même où les mots s’inscrivent, s’évanouit, qu’à cet instant précis tous les écrivains de tous temps sont présents avec moi.
C’est avec ce goût de l’intemporel que je me suis emparé de ce texte et c’est pour rejoindre un camarade, un confrère, un ami que j’ai voulu relever, sinon un défi, du moins le pari de proposer une fin à ce roman ; ce qui, en somme, le relance en notre temps et le remet en lice pour d’éventuels postulants, d’autres comparses qui voudraient eux aussi, en leur temps, nous parler un peu d’amour.”

 

infinity in finity

infinity
herman de vries
Infinity in Finity
Rennes, Incertain Sens, 2013
dos carré cousu collé
offset couleur et noir & blanc
[24p.]
21 x 16,6 cm.
ISBN 978-2-914291-60-6

Ce livre s’ouvre sur une photographie montrant l’artiste nu, faisant face à l’étendue de la mer. S’y succède un texte, composé de ces trois mots : infinity in finity, répétés à l’infini. Où est donc l’infini ainsi évoqué ? dans l’horizon de la mer ? dans les pages du livre ? dans le texte lu ou dans l’expérience de l’art ?
Le texte décliné sur l’ensemble des pages existe sous une forme orale. Déclamé à trois voix par Cees de Boer, herman de vries et Katharina Winterhalter.

infinity

My Truck is a Boat

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Yves Chaudouët
My Truck is a Boat
Rennes, Incertain Sens, 2000
brochura
offset quadrichromie
[14p.]
13 x 13 cm
1200 ex.
isbn 2-914291-04-3

Le bateau qui fait la navette entre St Vaast la Hougue et l’île de Tatihou doit être amphibie, à cause de la rapidité de la marée dans cette rade. Le déplacement possible ou empêché et les moyens de transport sont les sujets de prédilection de l’auteur, ce qui explique sa sympathie toute particulière pour ce bateau-camion, bloqué quelques heures sur le fond de la mer. Yves Chaudouët était à bord le jour où, pour la première fois de sa carrière, un de ses pneus a crevé. La forme du livre-dépliant organise les photos qu’il a pris en une structure narrative complexe, ouvrant, par là même, diverses perspectives sur l’événement.